Le ciment finit le premier semestre dans le rouge

Après un début d’année favorable marqué par une progression des ventes de ciments de 1,3% à fin avril, les ventes ont baissé de 6,3% durant les mois de mai et juin.

Le secteur du ciment semble s’acheminer vers sa quatrième année consécutive de recul. L’industrie a terminé le premier semestre sur une note négative, avec une baisse des ventes cumulée de 1,3%, à 7,33 millions de tonnes. Un rythme qui demeure toutefois inférieur à celui enregistré un an auparavant (-4,4%). Le secteur avait pourtant commencé l’année 2015 sous de bons auspices avec une croissance des ventes de 1,3% à fin avril, grâce essentiellement à un «effet rattrapage» de l’activité auto-construction, d’après des analystes.

Selon des chiffres de l’Association des professionnels du ciment (APC), les baisses les plus importantes, à fin juin 2015, ont été enregistrées au niveau des régions de Guelmim-Es-Smara (-35,95%), Laâyoune-Boujdour-S.El Hamra (-25,54%) et Chouia-Ourdigha (-27,78%). La région du Grand Casablanca a marqué un recul de 8,01%, à 156.013 tonnes, celles de Marrakech-Tensift-Haouz et de l’Oriental ont respectivement baissé de -12,25% et 13,09%. Trois régions ont réalisé des croissances positives. Il s’agit de Doukkala-Abda (31,1%), Tanger-Tétouan (1,86%) et Souss-Massa-Draa à 0,29%.

Selon la dernière note de conjoncture de la Direction du trésor et des financements extérieurs (DTFE), le flux additionnel des crédits bancaires accordés au secteur du BTP s’est situé à 3,1 milliards de DH, en hausse de 1,3% à fin juin 2015, contre une hausse de 1,8% à fin juin 2014 (à 4,3 milliards de DH). La DTFE ajoute que cette évolution recouvre une hausse de 5 milliards de DH (en progression de 2,9%) des crédits à l’habitat et une baisse de 3,6 milliards de DH (-5,6%) de ceux accordés aux promoteurs immobiliers.
Notons que, depuis 2009, le secteur du ciment passe par une conjoncture difficile. Selon l’APC, les grands chantiers d’infrastructures ont nettement marqué le pas.

Pour rappel, le marché est notamment dominé par les groupes internationaux comme l’italien Italcimenti (Ciments du Maroc), le brésilien Votorantim (Asment) et surtout Lafarge et Holcim (en train de fusionner) tous deux cotés à la Bourse de Casablanca. S’y ajoute l’opérateur marocain de taille moyenne Ciments de l’Atlas, filiale du Groupe Sefrioui.

Lematin.ma